Éditeur : Editions Phébus
Genre : Littérature française, contemporaine
Parution : 20 Août 2026, 297 pages
Ma note :
⭐⭐⭐⭐
Je continue ma découverte de la rentrée littéraire avec “Chiens de rizières”, paru le 20 août 2026, deuxième roman de Marin Postel, dont j’avais déjà découvert le précédent ouvrage, “La mer est un mur”, paru l’année dernière aux éditions Phébus.
Dans ce nouveau roman, l’auteur nous entraîne dans le milieu de la prostitution et de la traite des femmes au Vietnam, de nos jours. Ayant lui-même travaillé au sein d’une association engagée au Vietnam, il s’appuie sur cette expérience pour nourrir son récit.
L’histoire débute à Saïgon, à "La Plantation", un bistrot miteux de la ville où travaillent Martin et Claude, deux Français. On y retrouve également Antoine, qui travaille pour la Ligue de protection des femmes, une organisation chargée de retrouver, secourir et mettre à l’abri des jeunes filles victimes de trafics et envoyées dans les bordels de la région.
“La Plantation” est un lieu de passage et de rencontres où se croisent policiers locaux, membres de la Ligue, expatriés et habitants du quartier.
Puis arrive My, une jeune femme victime d’un trafic. Exfiltrée et secourue par la Ligue, elle trouve refuge à “La Plantation”, où Antoine va rapidement la prendre sous son aile.
Mais quelques semaines plus tard, My disparaît.
Antoine part seul à sa recherche. Puis survient le drame.
Une expédition est alors organisée à travers les eaux du Mékong, jusqu’au Delta, pour tenter de retrouver la jeune femme. Parmi ceux qui se lancent à sa recherche se trouve Martin, le meilleur ami d’Antoine.
“Chiens de rizières” nous fait découvrir un Vietnam loin des images touristiques, un pays marqué par les trafics et la misère.
À travers le parcours de My, un personnage mystérieux et difficile à cerner, nous pénétrons dans le monde des marginaux, des laissés-pour-compte, et des jeunes femmes abandonnées, livrées à elles-mêmes et prises au piège d’hommes sans scrupules.
J’ai beaucoup aimé cette lecture. Le texte est prenant, sombre et bouleversant. Je me suis particulièrement attachée au personnage d’Antoine, que j’ai trouvé fragile, profondément humain et très touchant.
J’ai également beaucoup apprécié l’écriture de Marin Postel que j’ai trouvé belle, descriptive et empreinte d’une grande sensibilité. C’est une lecture intense et dépaysante, qui nous entraîne dans un Vietnam que l’on connaît peu et qui ne laisse pas indifférent.
Je remercie les éditions Phébus pour cette lecture.

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