Éditeur : édition Phébus
Genre : littérature française, contemporaine
Parution : 05 Mars 2026, 200 pages
COUP DE COEUR 💗
“L'espace d'un instant, je retrouve les impressions de mon enfance et les couleurs de Miquelon, l'île où je suis né. Je revois le blanc de galets sur lequel les maisons sont posées, la brume qui s'y accroche, comme un manteau jamais défait.”
Michel et Jean, deux frères nés à Miquelon, vivent de la pêche à la morue. Ils ont toujours été très proches, et plus encore depuis que la femme de Jean l’a quitté pour s’installer sur le continent, à Nantes, en emmenant avec elle leur fils Yoann. Depuis ce départ, celui-ci n’est jamais revenu sur l’île et n’a plus revu son père.
Un soir de grand froid, Jean disparaît avant d’être retrouvé gisant dans la neige. Michel organise alors ses funérailles. Yoann, désormais adulte, fait le voyage pour la première fois depuis vingt ans. Il revient sur cette terre qui l’a vu grandir et doit renouer avec ses souvenirs d’enfance, mais aussi avec Michel, son oncle, qui est désormais sa seule famille sur l’île.
Coup de cœur absolu pour ce magnifique roman empreint de douceur et de poésie, où la nature devient un personnage à part entière.
L’autrice décrit les paysages et les lieux avec une telle précision qu’elle nous donne l’impression d’y être. J’ai aimé le silence de ces grands espaces, entendre le souffle du vent, le murmure des flocons de neige et presque sentir les embruns.
J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à suivre Yoann, qui apprend à reconnaître les animaux, à écouter les sons de la nature, à pêcher et à naviguer dans les eaux de l’Atlantique Nord auprès de son oncle, qui veille sur lui comme un père sur son fils. On l’accompagne avec émotion dans cette quête intime.
Le décor de ce roman est majestueux. On s’attache profondément à ces deux hommes qui tentent de renouer des liens d’affection après tant d’années perdues.
C’est un livre sensible sur la famille, le deuil et la transmission, dans lequel la nature occupe une place centrale.
Je remercie les éditions Phébus pour cette belle lecture.

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