Éditeur : éditions Payot et Rivages, collection Bibliothèque Rivages
Genre : Littérature italienne, épistolaire
Parution : 21 Janvier 2026 , 238 pages
Ma note :
⭐⭐⭐⭐
Edith Bruck, née Steinschreiber, est une écrivaine italienne d’origine juive hongroise. En 1944, à l’âge de treize ans, elle est déportée avec toute sa famille à Auschwitz. Elle ne reverra jamais ses parents, assassinés par les nazis. Seule sa sœur et elle survivront à l’Holocauste. De retour en Hongrie, Édith se marie à seize ans.
Après un séjour en Israël, elle divorce, se remarie, puis s’installe à Rome où elle obtient la nationalité italienne. Elle devient alors scénariste et écrivaine.
Dans ce texte, elle raconte une période de sa vie durant laquelle elle tente d’obtenir une indemnisation pour sa déportation, une pension accordée par l’Allemagne aux survivants de l’Holocauste. À travers ses courriers, elle met en lumière le cauchemar d’un système administratif implacable, fait de justificatifs impossibles à fournir et d’exigences absurdes pour prouver le bien-fondé de sa demande.
Comment justifier l’innommable ? Comment prouver la souffrance vécue dans les camps, la perte de sa famille, et les séquelles physiques et psychiques qui marquent toute une existence ?
"Lettre de Francfort" rassemble les correspondances entre Edith Bruck et la fondation chargée de gérer cette pension, basée à Francfort. C’est le témoignage poignant d’une survivante parmi tant d’autres, qui met en exergue l’absurdité d’un système déshumanisant.
"Peut-on prouver, et surtout décrire de manière documentée, la souffrance indicible infligée aux déportés survivants ?"
Je remercie Babelio ainsi que les éditions Payot & Rivages pour cette lecture.

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