11 mars 2018

Miss Mackenzie - Anthony Trollope

Auteur : Anthony Trollope
Editeur : Editions Autrement et Le Livre de poche
Genre : Littérature anglaise
Parution : 04/11/2008 (grand format) et 13/10/2010 (format poche)   -   512 pages


Ma note :

XIXème siècle en Angleterre.
Margaret, trente-cinq ans, célibataire, reçoit un bel héritage au décès d'un de ses frères. Bon parti, elle est rapidement l'objet de convoitises. Trois prétendants vont se démarquer : John Ball (son cousin) Samuel Rubb (l'associé de son frère aîné) et le révérend Maguire. Tous les trois tenteront de la séduire et d'obtenir une promesse de fiançailles. 
Cependant, son héritage va être remis en cause.


Mon ressenti :

Ce livre est le premier livre d'Anthony Trollope que je lis. Cet auteur est connu comme l'un des plus grands écrivains anglais de l'époque victorienne. Dans "Miss Mackenzie", il met en scène l'histoire de Margaret qui vécut à Londres. Elle a quitté l'école assez tôt et a vécu auprès de ses parents jusqu'à leur mort. Elle s'est ensuite occupée d'un de ses frères, très malade, durant quinze années. A son décès, elle est désignée comme seule héritière, au détriment de Tom, son frère aîné. Sa belle sœur, aigrie, lui en veut beaucoup. Margaret est dorénavant une vieille fille dotée d'une belle fortune qui lui permettra de vivre aisément jusqu'à la fin de ses jours. Pour elle, c'est enfin la liberté retrouvée, elle n'est pas prête à s'engager auprès d'un homme. Elle décide alors de quitter la grisaille de Londres, une ville dans laquelle elle s'est toujours sentie prisonnière, isolée du monde, au milieu des douves au bord de la Tamise. Elle s'installe à Littlebach, une charmante petite commune où tout le monde se connaît. Elle y emmène Susanne, sa nièce à qui elle a proposé d'offrir une belle éducation et de la mettre à l'abri du besoin. Elles emménageront alors dans un joli pavillon et mèneront une vie agréable et respectable. Mais, les soupirants ne tarderont pas à frapper à leur porte.

Nous suivrons les trois prétendants de Margaret et leurs manœuvres de séduction. Leurs motivations sont toutes différentes. 
John Ball, son cousin, est veuf et père de plusieurs enfants. Il pensait obtenir une partie de l'héritage de la succession pour subvenir aux besoins de sa grande famille. Poussé par sa mère, un odieux personnage, il va faire sa demande en mariage à Margaret.
Samuel Rubb, l'associé de son frère Tom, a besoin d'argent pour faire vivre son entreprise qui est déficitaire.
Monsieur Maguire est un révérend qui vit à Littlebach. Il aurait bien besoin de l'argent de l'héritière pour pouvoir s'installer et se veut très pressant quand à l'obtention d'une promesse de mariage.

Le début est long et un peu lent mais nécessaire pour mettre en place le contexte et décrire l'ensemble des personnages du roman, ce qui est finalement important pour comprendre les mentalités de l'époque. Puis, tout s'enchaîne à la seconde moitié du livre. Le récit prend alors un tournant où les scènes humoristiques se mêlent au suspense. Le personnage de Margaret évolue. Je l'ai trouvé intelligente, maligne et indépendante. Prudente et réfléchie, elle sait vraiment ce qu'elle veut et surtout ce qu'elle ne veut pas.  
Le récit est bien construit. L'auteur ne manque pas d'humour dans certains passages surtout lorsqu'il s'adresse directement au lecteur.
"Miss Mackenzie" est un roman qui se lit vraiment bien même s'il est truffé de détails et de descriptions comme le veut le style littéraire de l'époque et c'est ce qui fait son charme. 
J'y ai retrouvé des ressemblances avec William Wilkie Collins, Jane Austen, ou même avec des auteurs français comme Honoré de Balzac, que ce soit avec le style d'écriture ou les thèmes soulevés.

L'auteur : 

Anthony Trollope est un écrivain anglais né à Londres en 1815 et décédé en 1882. Il a vécu de nombreuses années en Belgique où il a exercé la profession de professeur assistant dans une école. Il a ensuite suivi des cours d'allemand et de français et a occupé un poste d'officier dans un régiment de cavalerie autrichien. Il finit par retourner à Londres et s'installe finalement en Irlande où il se marie. Il commence alors à écrire et se fait connaître dans les années 1860. Il publie une trentaine de romans et recueils de nouvelles dont "The warden" en 1855, "Barsetshire Towers" en 1857, "Doctor Thorne" en 1858, "Framley parsonage" en 1861 ou "The last chronicle of Barset" en 1867.




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